« Pourquoi prier les saints plutôt que Dieu directement ? »
On ne prie pas les saints à la place de Dieu : on leur demande de prier avec nous, exactement comme on demande à un ami de prier pour soi. Dieu seul est adoré. Les saints sont vénérés, et la différence n’est pas de degré, elle est de nature.
Un mot que le français fait trébucher
En français ancien, « prier quelqu’un » veut simplement dire lui demander : on prie un ami de passer, on prie une assemblée de s’asseoir. L’objection naît d’un glissement de vocabulaire.
La distinction que fait l’Église est nette et ancienne. L’adoration, la latrie, ne revient qu’à Dieu seul. La vénération, la dulie, est le respect rendu à ceux que Dieu a sanctifiés.
La mort ne rompt pas la communion
Demander à quelqu’un de prier pour soi ne choque personne. La question devient donc : est-ce que la mort met fin à cette possibilité ? La réponse chrétienne est non.
« Du fait qu’ils sont plus intimement unis au Christ, les habitants du ciel affermissent plus solidement toute l’Église dans la sainteté […] Ils ne cessent pas d’intercéder pour nous auprès du Père. »
Ce que montre l’Écriture
« Ils tenaient des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. »
« La prière fervente du juste a beaucoup de puissance. »
Ce que cela n’est pas
Les saints n’ont aucun pouvoir propre. Toute grâce vient du Christ, unique médiateur ; leur intercession ne concurrence pas cette médiation, elle en découle.
Sources
- Catéchisme de l’Église catholique, § 946-962 et § 2683-2684.
- Concile Vatican II, Lumen gentium, ch. VII, § 49-51.
- Première lettre à Timothée 2, 5, sur l’unique médiation du Christ.
Objections voisines
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