« Les statues dans les églises, ce n’est pas de l’idolâtrie ? »
Une image n’est pas adorée, elle est regardée. La distinction entre l’image et ce qu’elle représente est au cœur de la doctrine chrétienne depuis le concile de Nicée II, en 787.
Regarder n’est pas adorer
Une statue ou une icône n’est pas adorée pour elle-même. Elle sert de support à la mémoire et à la prière, exactement comme une photo aide à se souvenir d’un absent sans être confondue avec lui.
Un débat déjà tranché
La question a agité l’Église elle-même, lors de la crise iconoclaste des VIIIe et IXe siècles. Le deuxième concile de Nicée (787) a tranché : on peut représenter le Christ et les saints, parce que Dieu lui-même s’est rendu visible en se faisant homme.
Un fondement christologique
Refuser toute image reviendrait, en un sens, à nier que « le Verbe s’est fait chair » (Jean 1, 14). L’Incarnation change la donne par rapport à l’interdit ancien de représenter Dieu.
Sources
- Actes du deuxième concile de Nicée (787).
- Catéchisme de l’Église catholique, § 1159-1162.
- Évangile selon saint Jean 1, 14.
Objections voisines
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