Halloween : ce qu’en disent plusieurs exorcistes
🗣️ Opinion pastorale de l’auteur, et de plusieurs prêtres exorcistes nommés ci-dessous. Ce qui suit rassemble des positions publiques réelles et vérifiables (déclarations publiées, interviews, décalogue d’une association reconnue), mais ce sont des jugements pastoraux et des mises en garde éducatives, non un enseignement défini du Magistère sur la fête d’Halloween elle-même. Le Catéchisme condamne clairement la magie et la sorcellerie (§2117) ; il ne se prononce pas nommément sur cette fête.
L’avis du Père Gabriele Amorth
L’ancien exorciste du diocèse de Rome écrivait : « Célébrer Halloween revient, d’une certaine manière, à rendre hommage au diable, qui, si on l’adore même une seule nuit, s’arroge des droits sur la personne. […] La fête d’Halloween est une sorte de séance de spiritisme présentée sous la forme d’un jeu. » (Il Diavolo, Piemme, 2014)
Les avertissements du Père Francisco Torres Ruiz
Ce prêtre espagnol, responsable du ministère de l’exorcisme dans son diocèse, recommande d’éviter toute participation à la fête, de recentrer ces jours sur la beauté de la sainteté et la prière pour les défunts, et de demander à Dieu de « freiner le pouvoir » du démon dans le monde.
Le Père Aldo Buonaiuto et l’origine de la fête
Anthropologue et démonologue, coordinateur du Service antisectes de la Communauté Jean XXIII à Rome, l’auteur du livre Halloween : le piège du diable rappelle que la solennité de la Toussaint a été fixée au 1er novembre par le pape Grégoire IV vers 834, précisément pour remplacer une tradition venue d’Irlande centrée sur le monde des ténèbres et des morts. Il relève la dimension commerciale de la fête (plus de 400 millions d’euros de recettes en Europe) et avance, sur la formule « trick or treat », une origine chez les druides celtes signifiant « malédiction ou sacrifice ».
Le décalogue de l’Association Internationale des Exorcistes
L’AIE a diffusé un document en dix points reliant Halloween à la fête celtique de Samhain, à la sorcellerie moderne (Wicca) et au satanisme contemporain, et mettant en garde contre l’exposition des enfants à des contenus occultes.
Certaines affirmations de ce document, comme les sacrifices humains druidiques, ou l’idée que la participation à Halloween « communique » automatiquement avec une force démoniaque même sans intention, sont des positions de cette association, pas des faits historiques établis avec certitude ni un enseignement doctrinal. L’origine celtique de Samhain et son rattachement folklorique à des rites agraires sont mieux attestés par les historiens que les affirmations les plus dramatiques sur les sacrifices humains, sujet sur lequel les sources antiques elles-mêmes sont débattues.
En pratique
Au-delà des positions plus ou moins vives de chacun, le point d’accord entre ces différents témoignages est pastoral et simple : recentrer le 31 octobre et le 1er novembre sur leur sens chrétien propre, à savoir la Toussaint, la prière pour les défunts, la vie éternelle, plutôt que sur l’imagerie macabre, quelle que soit par ailleurs l’appréciation portée sur la fête elle-même.
Article initialement publié par Vaohw sur le serveur Discord de l'association, remis en forme par Ume.
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