Démonologie

Spiritisme, occultisme et communication avec les morts

Par Ume 18 octobre 2026 3 min de lecture

Peut-on parler avec les morts ?

Le spiritisme consiste à évoquer les morts ou des esprits pour les faire parler, par des médiums, le jeu du verre, l’écriture automatique ou d’autres moyens. La Sainte Écriture est très claire : « Qui interroge les morts est en abomination devant ton Dieu » (Dt 18,12), un péché parmi les plus graves. L’interlocuteur de ces pratiques, quand il ne s’agit pas de pur charlatanisme, est toujours le démon, passé maître dans l’art du camouflage : les spirites parlent d’« esprits guides » ou d’« entités », mais l’Évangile enseigne que les âmes des défunts vont directement au ciel, au purgatoire ou en enfer (Lc 16,19-31). La réincarnation, sur laquelle s’appuient beaucoup de ces pratiques, contredit donc directement la Parole de Dieu.

Le Seigneur peut, par sa libre initiative, permettre à un défunt de se manifester à un vivant, ou permettre une véritable apparition, comme celles de Lourdes ou de Fatima, où les voyants n’ont rien fait pour provoquer ce qui leur arrivait. Mais ces cas sortent de l’ordinaire et ne dépendent jamais d’une technique ou d’un procédé humain, contrairement au spiritisme.

Le fait qu’un message reçu par ces voies paraisse bon ou consolant ne garantit rien : le démon « dit neuf vérités pour un mensonge », comme lorsqu’il reconnaît Jésus comme Fils de Dieu (Mc 3,11) tout en cherchant à tromper. Saint Paul avertit : « L’Esprit Saint dit formellement que dans les derniers temps, certains abandonneront la foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des doctrines inspirées par des démons » (1 Tm 4,1).

Les dons de voyance ou de médiumnité sont-ils toujours suspects ?

Il faut se méfier de ce que l’on pourrait appeler des « cadeaux piégés » : le don de prévoir l’avenir, l’écriture automatique, ou le fait d’entendre des « voix », peuvent avoir une origine diabolique même quand leur bénéficiaire n’en a pas conscience ou ne veut pas s’en rendre compte. L’exemple biblique de la jeune esclave de Thyatire, qui avait un don de divination d’origine démoniaque et que saint Paul délivra, illustre ce cas (Ac 16,16-18). Les mages ou sorciers qui ne se font pas payer ne sont pas nécessairement désintéressés : leur pacte peut viser d’autres bénéfices (succès, réputation, pouvoir) plutôt que l’argent.

Cela ne relève-t-il pas d’une autre époque ?

Un argument souvent opposé à quiconque prend ces questions au sérieux consiste à dire : « c’est du Moyen Âge ». Le Père Amorth répondait que cet argument « des ânes » méconnaît le Moyen Âge lui-même, et surtout qu’il ne s’agit pas d’y remonter, mais à l’enseignement du Christ lui-même. L’Écriture est sans ambiguïté sur la gravité de ces pratiques : « Pour les incrédules, les immoraux, les sorciers […] est préparé l’étang ardent de feu » (Ap 21,8) ; « Les œuvres de la chair sont bien connues : impureté, idolâtrie, sorcellerie […] ; celui qui s’y livre n’aura pas de part au Royaume de Dieu » (Ga 5,19-21).

Article initialement publié par Vaohw sur le serveur Discord de l'association, remis en forme par Ume.

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