Une guérison spectaculaire attribuée à l’intercession de saint Jean-Paul II
Contexte
En septembre 2007, Eve, une Américaine à la retraite mariée depuis plus de trente ans à Marian, chrétien fervent et particulièrement dévoué à la mémoire de Jean-Paul II, est hospitalisée pour une grave crise respiratoire. Les examens révèlent une embolie pulmonaire sévère ; les médecins informent Marian que son épouse ne dispose plus que de quelques heures à vivre, sans possibilité d’intervention efficace à ce stade.
Récit
Marian se rend prier à la chapelle de l’hôpital, demandant à Jean-Paul II d’intercéder pour la guérison de sa femme ou, à défaut, de lui donner la force de traverser l’épreuve à venir. À son retour dans la chambre, il découvre le personnel médical rassemblé autour du lit, constatant un électrocardiogramme plat ; hébété, il quitte la pièce en pensant avoir perdu son épouse. Quelques instants plus tard, un médecin le rappelle en s’écriant que sa femme est vivante, a ouvert les yeux et demande à le voir. Les examens réalisés le lendemain ne révèlent plus aucune trace ni de l’embolie ni d’un kyste ovarien précédemment diagnostiqué, son système cardiaque étant retrouvé en parfait état de fonctionnement.
Ce récit ne correspond pas aux deux miracles officiellement reconnus dans la cause de Jean-Paul II : celui retenu pour sa béatification en 2011 concerne la guérison de la maladie de Parkinson d’une religieuse française, sœur Marie Simon-Pierre ; celui retenu pour sa canonisation en 2014 concerne la guérison d’un anévrisme cérébral chez une Costaricaine, Floribeth Mora Díaz. Ce cas américain est un troisième récit, rapporté par la presse catholique parmi bien d’autres grâces attribuées à Jean-Paul II depuis sa mort, mais qui n’a fait l’objet d’aucun examen ni d’aucune reconnaissance canonique formelle par la Congrégation pour les Causes des Saints.
Interprétation de l'Église
Jean-Paul II a été béatifié en 2011 et canonisé en 2014 par le pape François, sur la base des deux miracles mentionnés ci-dessus, chacun ayant fait l’objet d’un examen médical et théologique distinct et rigoureux. Ce récit-ci relève du vaste fonds de témoignages de piété populaire attribuant des grâces à son intercession depuis sa mort en 2005, sans bénéficier du même statut canonique que les deux cas officiellement examinés et retenus par Rome. Le pontificat de Jean-Paul II, long de plus de vingt-six ans et marqué notamment par son rôle dans la chute du communisme en Europe de l’Est, sa théologie du corps et l’institution des Journées mondiales de la jeunesse, continue de susciter une dévotion populaire considérable, dont ce type de récit non officiellement examiné constitue une manifestation parmi tant d’autres. Ce foisonnement de témoignages spontanés, souvent relayés sans vérification par la presse ou les réseaux sociaux catholiques, pose d’ailleurs une difficulté récurrente pour la rédaction d’un tel recueil : il oblige à distinguer soigneusement, dossier par dossier, ce qui relève d’un miracle canoniquement instruit et reconnu de ce qui appartient à la piété populaire, sans pour autant disqualifier a priori la sincérité des témoins ni la possibilité d’une grâce authentique derrière chaque récit.
Article initialement publié par Vaohw sur le serveur Discord de l'association, remis en forme par Ume.
Posez-la sur le serveur Bethléem. Plus de 2 000 membres, et personne ne se moque de la question de départ.


